LL'TÎiCE.
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P.uis, 13 février 18S1.
Ils attaquent directement chaque question et latiraillent en tous sens jusqu’au moment qu’elle soit ourésolue ou écartée comme insoluble. Tel est le caractèredes Français, et leur histoire se développe pour cetteraison comme un procès judiciaire. Quelle suite logiqueet systématique offrent tous les événements de la révo-lution française ! Dans cette démence il y eut en effet dela méthode, comme disait le vieux Polonius dans la tra-gédie de Hamlet. —Les historiographes qui, d’aprèsl’exemple de Mignet, n’accordant que peu d’importanceau hasard et aux passions humaines, représentent lesfaits les plus extravagants depuis 1789 comme le résultatd’une nécessité absolue — cette école dite fataliste esten France tout à fait à sa place, et les livres des auteursqui y appartiennent sont aussi vrais que faciles à com-prendre. La manière de voir et de penser de ces écri-vains, appliquée à l’Allemagne, produirait cependantdes ouvrages d’histoire très-erronés et très-indigestes;car l’Allemand, par crainte de toute innovation dont lesconséquences ne peuvent pas se déduire clairement,élude toute importante question de politique aussi long-temps' que possible, ou tâche de lui trouver tant bienque mal un accommodement par des détours ; et pen-dant ce temps les questions s’amassent et s’embrouillent,