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Lutèce : lettres sur la vie politique, artistique et sociale de la France
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CFI" VU F. S PF. HENRI IIEINE.

concentrée dans les mains de lempereur de Russie,quil faut vraiment appeler modeste, en pensant aveccombien darrogance dautres se comporteraient à saplace ! Mais bien plus dangereuse que lorgueil dumaître, est la morgue servile de son peuple, qui ne vit ® ^

que par sa volonté, et qui, par une obéissance aveugle, I jsillw 1 * 11 *croit se glorifier lui-même dans lomnipotence sacrée de site 1 **

son souverain. Lenthousiasme pour le dogme catho- ifaW 1

lico-romain est usé, les idées de la Révolution ne raist'H«a*

trouvent plus que de tièdes croyants, et nous devons etsyilW

sans doute rechercher de nouveaux et frais fanatismes liéninsf*

que nous puissions opposer à lorthodoxie gréco-slave, InseiWd

impériale et absolue. çïedefti

Ah ! que cette question dOrient est terrible ! A chaque faeapleJel

embarras elle nous présente sa face hideuse en grinçant itaml tt

les dents dun air sarcastique. Si nous voulons dès à ïlsltiptai

présent prévenir le danger qui nous menace de ce côté, 1 fc notainous avons la guerre; si, au contraire, nous voulons iFructM

rester spectateurs patients des progrès du mal, nous PlilpttiE

avons la certitude dun joug étranger. Cest un fâcheux freafetUi

dilemme. De quelque manière quelle se conduise, la vains,^

pauvre vierge Europe quelle reste prudemment éveil- femmes

lée près de sa lampe ou quelle sendorme, en demoi- «Fll!^

selle fort imprudente, près de la lampe prête à séteindre ^

nul jour de joie ne lattend.

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