LU T K U G.
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gcance de la haine nationale, qui s’est développée dansles couches inférieures de la société, sera refoulée danssa fange par les convictions plus éclairées des peuples.C’est ce que n’ignorent pas les démons du bouleverse-ment en deçà et au delà du Rhin, et de même que leparti radical en France, par crainte de la consolidationdéfinitive du règne de la dynastie d’Orléans, appelle detous ses vœux les vicissitudes de la guerre, qui donne-raient du moins la chance d’un changement de gouver-nement, de même le parti subversif d’outre-Rhin, prin-cipalement les soi-disant patriotes germaniques, prêcheune croisade contre les Français, dans l’espoir de voirles passions déchaînées amener un état désordonné quisorte de la routine moutonnière et favorise la réalisa-tion d’un empire allemand uni et libre. Oui, la crainte"de la puissance soporifique et énervante de la paix portaces gens à la résolution désespérée d a, sacrifier le peuplefrançais, comme ils s’expriment dans leur naïveté d’in-nocents. Nous divulguons, nous dénonçons publique-ment cette arrière-pensée de nos compatriotes révolu-tionnaires, parce qu’un tel héroïsme nous paraît aussiinsensé qu’ingrat, et parce que nous éprouvons une pi-tié inexprimable pour cette lourderie d'ours, qui s’ima-gine être plus matoise que tous les renards de la ruse !O sotte espèce ! je vous conseille de ne pas vous essayerdans la dangereuse branche de la finesse politique;montrez de la loyauté allemande et de la reconnaissancehumaine, et ne vous figurez pas que vous pourrez vous