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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
goût le plus bourgeois, sa maison est la plus honnêtede toute la France, et la bourgeoisie qui l’a élu pour sonintendant général, a toujours des raisons suffisantesd’être contente de lui.
Tant que la bourgeoisie tiendra le gouvernail, aucundanger ne menace la dynastie actuelle. Mais .qu’arrivera-t-il s’il s’élève des tempêtes, où des mains plus fortesvoudraient saisir le gouvernail, tandis que la bourgeoisiecraintive, dont les mains sont plus aptes à compter del’argent et à tenir des livres, se tiendrait coi, et feraitdéfaut au roi en lui laissant à lui-même tout le soin dese tirer d’affaire? La bourgeoisie fera peut-être encorebien moins de résistance que n’en fit dans un cas pareill’ancienne aristocratie ; même dans sa faiblesse la pluspitoyable, dans son énervement par l’immoralité, danssa dégénération par la courtisanerie, l’ancienne noblesseresta encore animée d’un certain point d’honneur in-connu à notre bourgeoisie, qui est devenue florissantepar l’industrie, mais qui périra également par elle. Onprophétise un autre 10 août à cette bourgeoisie, mais jedoute que les chevaliers industriels du trône de Juillet semontrent aussi héroïques que les marquis poudrés del’ancien régime, qui, en habits de soie et avec leursminces épées dç parade, s’opposèrent au peuple enva-hissant les Tuileries.
Les nouvelles qui nous parviennent du Levant sonttrès-attristantes pour les Français. L’autorité de laFrance est perdue en Orient, et deviendra la proie de