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l’Angleterre et de la Russie. Les Anglais ont obtenu cequ’ils voulaient, la prépondérance réelle en Syrie et lagarantie de leur roule commerciale pour les Indes :l’Euphrate, un des quatre fleuves du Paradis, deviendraune rivière anglaise, sur laquelle on naviguera en bateauà vapeur, comme à Ramsgate et à Margate, etc. —dans Tower-street est le steamboat-office où l’on prendson billet; — à Bagdad, l’ancienne Babylone, on débar-que et boit du porter et du thé. — Les Anglais protes-tent journellement dans leurs feuilles qu’ils ne veulentpas la guerre, et que le fameux traité de pacificationn’avait pas le moins du monde pour but de léser les in-térêts de la France, et de lancer sur le globe le brandonde la guerre.— Et pourtant il en était ainsi : les Anglaisont offensé mortellement les Français, et exposé lemonde entier à une conflagration générale, afin de ga-gner pour eux-mêmes quelques bénéfices mercantiles!Mais l’égoïsme n’a pourvu qu’au moment présent, etl’avenir lui prépare sa punition. Les avantages que laRussie a recueillis par le même traité ne sont pas, à lavérité, d’une espèce aussi sonnante, on ne peut les cal-culer et les encaisser aussi promptement, mais ils n’ensont pas moins d’un prix inestimable pour son avenir.Avant tout, l’alliance entre la France et l’Angleterre futdissoute, par ce moyen, au plus grand profit de la Rus-sie, qui tôt ou tard sera forcée d’entrer en lice avec unede ces puissances. Puis, du même coup, fut détruite lapuissance de cet Égyptien qui, en se mettant à la tête