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Lutèce : lettres sur la vie politique, artistique et sociale de la France
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IEC VU ES DE II EMU HEINE.

Je parlerai plus tard des rapports entre Guizot et leprésident titulaire du conseil qui sappelle Soult, tandisque le véritable président se nomme Louis-Philippe. Aussinest-il pas encore possible de déterminer jusquà quelpoint M. Guizot pense les couvrir lun et lautre de légidede sa parole. Son talent dorateur pourrait bien être assezfortement mis en réquisition dans quelques semaines, etsi la chambre, comme on laffirme, se propose détablirun principe sur le cosus belli , le savant Guizot pourradévelopper son érudition politique de la manière la plusinstructive. La chambre paraît vouloir tout particulière-ment prendre en considération la déclaration des puis-sances coalisées, quavec la pacification de lOrient ellesnont en vue aucun agrandissement de territoire nidautres avantages privés, et déterminer comme un casusbelli chaque infraction de fait à cette déclaration. Depareilles déclarations sont toujours fallacieuses, et lacupidité lemporte toujours sur la loyauté quand le mo-ment critique vient, oii il y a un grand butin à par-tager. Cela arrivera lors de la chute de l'empire otto-man, dont la lente agonie est la chose la plus effrayanteLes vautours couronnés voltigent autour du mourantpour se disputer plus tard les lambeaux du cadavre. Aqui appartiendra la proie la plus précieuse? A la Russie,ou à lAngleterre, ou à lAutriche? La France naurapour sa part que le dégoût de ce spectacle. On appellecela la question dOrient.

Quant au rôle que M. Thiers jouera dans la chambre,