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ca 1830, c’est elle qui règne à présent, bien que beau-coup de ses mandataires soient d’un sang nobiliaire,et c’est elle qui a contenu jusqu’aujourd’hui le peuplemécontent qui réclame non-seulement l’égalité des lois,mais aussi l’égalité des jouissances. La bourgeoisie quia à défendre son pénible ouvrage, la nouvelle constitu-tion de l’État, contre l’assaut du peuple qui exige unetransformation radicale de la société, serait certaine-ment trop faible pour résister au choc, si l’étrangerl’attaquait avec des forces quatre fois supérieures; etavant que l’invasion n’eût lieu, la bourgeoisie abdique-rait, les classes inférieures prendraient de nouveau saplace, comme dans les années effroyables de 90, maismieux organisées, avec une conscience plus claire deleur but, avec de nouvelles doctrines, de nouveauxdieux, de nouvelles forces terrestres et célestes ; au lieud’une révolution politique, l’étranger aurait à combattreune révolution sociale. La prudence conseillera doncaux puissances alliées d’appuyer plutôt le régime actuelen France que de le terrasser, afin que d’autres élémentsbien plus formidables et plus contagieux ne soient pasdéchaînés et portés à se faire valoir. Le ciel lui-mêmedonne à ses représentants terrestres un exemple très-instructif : la dernière tentative de meurtre fait voircombien la Providence entoure d’une protection touteparticulière la tête de Louis-Philippe,... elle protègel’intrépide chef des pompiers, qui dompte les flammesdes incendies et cmpê-clio une conflagration universelle.