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et s’il a l'intention de s’opposer de nouveau à son an-cien rival Guizot avec toute la force de son éloquence,je ne pourrai non plus vous en rien dire que plus tard.
M. Guizot se trouve dans une position difficile, et jevous ai déjà dit souvent que j’ai pour lui une grandecompassion. C’est un homme solide et à convictionsprofondes, et Calamatta l’a représenté très-fidèlementdans son excellent portrait. Une dédaigneuse figure depuritain, le front élevé et obstiné, le dos appuyé contreune paroi en pierre ; — par un mouvement précipité de latête en arrière il pourrait se faire grand mal. Le portraitest exposé aux vitraux de Goupil et Bittner. Bien dumonde s’arrête pour le regarder, et IM. Guizot a déjà eneffigie beaucoup à supporter des lazzis moqueurs desParisiens.
XXIV.
Pari?, 0 novembre tsw.
Sur la révolution de Juillet et la part que Louis-Phi-lippe y a prise, il vient de paraître un livre qui excitel’attention générale et qu’on discute partout : c’est lapremière partie de VHistoire de Dix ans , par LouisBlanc. Je n’ai pas encore vu l’ouvrage ; aussitôt que jel’aurai lu, j’essaierai d’en rendre un jugement impar-tial. Aujourd’hui je vous communiquerai seulement ceque je peux dire d’avance de l’auteur et de sa position,pour que vous gagniez le vrai point de vue, duquel vous
fi.