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se réunir à la flotte anglaise. Les rentes, qui étaient déjàtombées de deux pour cent à la bourse du jour, dégrin-golèrent de nouveau de deux pour cent. M. de Rothschild,à ce qu’on rapporte, avait hier mal aux dents; d’autresdisent que c’était la colique. Je viens de parler à unagent de change dont l’odorat est très-fin, et qui a eul’honneur de pouvoir slapprocher un moment de M. deRothschild ; il m’assure que le baron est atteint d’unecolique très-prononcée, et que les rentes fléchirontdavantage aussitôt que cette nouvelle sera connue à laBourse. Mais qu’adviendra-t-il de toutes ces craintes etde ces espérances flottantes, de cette tourmente sansrelâche ? L’orage approche de plus en plus. Dans lesairs on ontend déjà retentir les coups d’ailes et les bou-cliers d’airain des Walkyres, les déesses sorcières quidécident du sort des batailles.
XXII
Paris, 29 octobre ^840.
Thiers s’en va, et Guizot rentre en Scène. Mais c’estencore la même pièce, il n’y a fine les acteurs quichangent. Cette substitution de rôles eut lieu à lademande de bien des hauts et très-hauts personnages,non à celle du public ordinaire qui était très-content dujeu de son premier héros. Celui-ci briguait peut-êtreun peu trop les applaudissements du parterre; son suc-