ŒUVIIKS I)K HENRI 11EINE.
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plupart du temps un titre conféré. La morgue outrée deces lordships et ladyships est peut-être une ruse de lapart de ces parvenus de récente date, puisque toujours,plus l’arbre généalogique est jeune et verdoyant, plusses fruits sont âpres et indigestes. Cette morgue poussajadis la chevalerie anglaise à entreprendre son ruineuxcombat contre les tendances et les prétentions démo-cratiques de la France, et il est bien possible qu’au-jourd’hui ses velléités présomptueuses soient encoreémanées d’une pareille source : car à notre très-grandétonnement nous vîmes que les tories et les whigs étaientd’accord en cette occasion.
Mais d’où vient que ces émeutes de toutes sortesd’intérêts aristocratiques ligués trouvèrent toujours tantd’écho sympathique dans le peuple anglais? Les raisonsen sont, premièrement, que tout le peuple anglais, lagentry aussi bien que la nobility, et le bas mob aussibien que le high mob, sont d’une disposition aristocra-tique invétérée; et secondement, que dans le cœur desAnglais couve et suppure toujours, comme un mauvaisulcère, une secrète envie, aussitôt qu’en France ils’épanouit un certain bien-être confortable, aussitôt quel’industrie française prospère par la paix, et que lamarine française se développe considérablement.
Surtout au sujet de la marine, on attribue aux Anglaisla jalousie la plus haineuse, et dans les ports français semanifeste en effet dans ce moment un développementde forces qui pourrait faire croire aisément (pie la puis-