LUT K (' K.
111
*
at
if
à tant de milliers de lieues éloignée de la terre, et biend’autres choses aussi remarquables qui donnèrent à unpassant, quelque vieux portier avec son épouse au bras,une envie irrésistible de dépenser deux sous pour con-templer la lune. Mais sa chère moitié s’y opposa avecun zèle tout rationaliste, et lui conseilla de dépenserplutôt ses deux sous pour du tabac, vu que c’étaientdes billevesées tout ce qu’on racontait de la lune, de sesmontagnes, de ses rivières et de sa grandeur surhu-maine , qu’on avait imaginé cela pour tirer l’argent dela poche des gens.
nomelles
crovance
an a
te
aus
d*
XYII
Granville ( département delà Manche ),25 août 1840 .
Depuis trois semaines je parcours la Normandie danstous les sens, et je puis vous relater d’après mes obser-vations oculaires quelle disposition des esprits s’estmanifestée dans cette contrée à l’occasion des derniersévénements. Les cœurs étaient déjà passablement agitéspar les sons de la trompette guerrière qu’avait faitretentir la presse française, lorsque le débarquementdu prince Louis donna carrière à toutes les appréhensionspossibles. On se tourmentait par les hypothèses les plusdésespérées. Jusqu’à celte heure les gens les mieuxinstruits de ce pays soutiennent que le prince Louis