scs mandataires. Un gros fils d’Albion, qui vient chaqueannée à Paris le 29 juillet pour montrer à ses filles lel'eu d’artifice sur le pont de la Concorde, m’assure qu’enAngleterre il règne le plus vif mécontentement contrele coxcomb Palmerston, qui aurait pu prévoir à quelpoint la coalition contre l’Égypte devait offenser laFrance. Les Anglais avouent que c’était en effet uneoffense de la part de l’Angleterre, mais non une trahi-son , attendu que la France avait su depuis longtempsqu’on se proposait de chasser par la force Méhémet-Ali hors de Syrie. Ils soutiennent même que le ministèrefrançais avait donné son assentiment à ce projet ; qu’ila lui-même joué un rôle équivoque à l’endroit de cetteprovince; que les chefs secrets de la révolte syriennesont des Français dont le fanatisme catholique trouve,non pas dans Downings-street , mais au boulevard desCapucines, toute sorte de sympathies encourageantes;que déjà dans l’histoire des Juifs torturés à Damas, laministère français s’était fortement compromis en faveurdu parti catholique ; qu’à cette occasion lord Palmerstonavait déjà suffisamment manifesté sa faible estime pourle premier ministre de France, en contredisant publi-quement les affirmations de ce dernier, etc., etc.—Quoiqu’il en soit, disent encore les Anglais, lord Palmerstonaurait pu prévoir que la coalition n’était pas exécutable,et que les Français seraient donc inutilement provoqués,ce qui pourrait toujours avoir des suites dangereuses.—Plus nous y réfléchissons, plus nous restons étonnés
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