et je puis même affirmer que peut-être cent cinquantedéputés qui se trouvent encore à Paris, se sont pronon-cés pour la guerre de la façon la plus déterminée, encas que l’honneur national offensé exigeât ce sacrifice.Mais ce qui est surtout important, c’est que Louis-Philippe semble s’être dépouillé de cette vilaine pa-tience qui endure chaque affront, et qu’il a même priséventuellement la résolution la plus décisive. — Dumoins il le dit, et M. Thiers assure qu’il a parfois dela peine à apaiser la bouillante indignation du roi ; oubien cette ardeur guerrière n’est-ce qu’une ruse deguerre de l’Ulysse moderne?
XVI
Paris, 30 juillet 1840.
Hier, la Bourse était fermée, aussi bien qu’avant-hier, et les cours des valeurs publiques ont eu le loisirde reprendre un peu haleine après la grande agitation.Paris, comme Sparte, a son temple de la Peur, et c’estla Bourse ; sous ses voûtes on tremble toujours plusanxieusement, plus le courage qui se démène au dehorsdevient impétueux.
Je me suis prononcé hier avec amertume, avec cour-roux , sur le compte des Anglais : peut-être je suis allétrop loin. Des renseignements plus détaillés semblentétablir que leur fausseté n’est pas aussi punique que je1 ai cru d’abord. Du moins le peuple anglais désavous