I.
I J* , %
%
Diari«j
felâlDiSj,
■ P® âinji(ü[f
SduDjinjuigÜ! Sft/iij jj
fcœauna
fe Diâ 5 sfS dl
ai amollies pgasuoepaiiè
'V.îæépftrre inleslioe, fl
il J ÿjUlfDir. il:
Jesmercews«eiposeridüi Baüonam,«i de la ® *
b»
P Bliqüeq“ iesl
jseûiatiïM^
jtl'rtp" 1 ^
lC l
LIITÈCB. 107
le piétisme , ce narcotique plus pernicieux que l’opium,par toutes ces causes réunies, les Anglais sont devenus,comme nation aussi peu belliqueux, que les Chinois,et les Français seront peut-être en état, s’ils réussissentà opérer une descente chez leurs voisins, de conquérirtoute l’Angleterre avec moins de cent mille hommes. Dutemps de Napoléon, un pareil danger était continuelle-ment suspendu sur les Anglais, et le pays ne fut pasprotégé par ses habitants, mais par la mer. Si la Franceavait alors possédé une marine telle qu’elle la possèdemaintenant, ou si l’on avait déjà su exploiter l’inven-tion des bateaux à vapeur aussi terriblement qu’au-jourd’hui, Napoléon aurait certainement débarqué surles côtes britanniques, comme autrefois Guillaume leConquérant, — et il n’aurait pas trouvé une granderésistance ; car il aurait justement annihilé les droits deconquête de la noblesse normande, il aurait protégé lapropriété bourgeoise et marié la liberté britanniqueavec l’égalité française !
Ces pensées surgirent en moi hier d’une manière bienplus frappante que je ne les ai énoncées, lorsque jeregardais le cortège qui suivait le corbillard des hérosde Juillet. C’était une immense masse de peuple quiassistait, grave et fière, à cette solennité mortuaire.Spectacle imposant, et dans ce moment on ne peut plussignificatif! Les Français ont-ils peur des nouveauxalliés? Au moins dans les trois journées de juillet, ilsne sentent jamais le moindre mouvement de crainte,