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ŒUVRES 1)E HENRI HEINE.
diterrannée troubleront-ils la paix de l’Europe et feront-ils éclater la guerre universelle ? Nullement ; je ne le croispas. Les puissances du continent y réfléchiront long-temps avant de recommencer avec la France une lutteà mort. Et quant à John Bull, ce gros homme sait très-bien ce qu’une guerre contre la France, même si celle-cise trouvait tout à fait isolée, coûterait à sa bourse ; enun mot, la chambre basse, en Angleterre , n’accorderaen aucun cas les frais de la guerre, et c’est l’affaire prin-cipale. Mais si néanmoins une guerre entre ces deuxpeuples venait à éclater, ce serait, pour parler mytho-logie , une malice des dieux qui, pour venger leur col-lègue actuel, le divin Napoléon, ont peut-être l’inten-tion d’envoyer de nouveau Wellington en campagnepour le faire vaincre par le général Thiers !
XV
Paris, 29 juillet 4810.
M. Guizot a prouvé qu’il est un honnête homme ; iln’a su ni pénétrer la secrète trahison des Anglais, ni ladéjouer par des ruses contraires. Il revient à Paris enhonnête homme, et personne ne lui disputera le prixMonthyon de cette année. Tranquillise-toi, « tète ronde »de puritain! les perfides «cavaliers» t’ont abusé et sesont joués de toi, — mais tu conserves intacts les plusfiers sentiments de ta dignité d’homme, la conscienceparfaite d’être toujours toi-même. Comme chrétien et