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Lutèce : lettres sur la vie politique, artistique et sociale de la France
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LUTECE.

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mais la guerre véritable, le sanglant jeu des armes.Nous n’avons pas à examiner ici si cette voix intérieuredit la vérité, ou si elle flatte seulement une vaine illu-sion de l’amour-propre, nous nous bornerons à faireremarquer que cette croyance à ses capacités de grandcapitaine aura tout au moins la conséquence que le gé-néral Thiers ne s’effraiera pas beaucoup des canons dela nouvelle coalition des princes de la quadruple sainte-alliance; au contraire, il se réjouira en secret d’êtrecontraint, par une extrême nécessité, à déployer devantle monde surpris ses talents militaires; et déjà, dansce moment, les amiraux français ont sans doute reçul’ordre formel de protéger contre toute attaque la flotteégyptienne.

Je ne doute pas du résultat de jette protection,quelque formidable que soit la puissance maritime desAnglais. J’ai vu dernièrement Toulon, et je porte ungrand respect à la marine française. Cette dernière estplus considérable qu’on ne le croit généralement enEurope; car, outre les vaisseaux de guerre qui setrouvent marqués sur l’état public du département dela marine, et que la France possède pour ainsi direofficiellement, un nombre double de vaisseaux a étéconstruit peu à peu, depuis 1814, dans l’arsenal deToulon, et ces vaisseaux peuvent être, en cas de be-soin, équipés complètement dans l’espace de six se-maines. — Mais une rencontre et un bombardementréciproque des flottes anglaise et française dans la Mé-

û.