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sympathies françaises que M. ïhiers pourrait perdre peuà peu, et qui reviendraient sans doute à lui, le cherhomme Guizot. De méchantes langues m’assurent queles doctrinaires s’imaginent être aimés déjà à présent.Tel est l’aveuglement des hommes même les plus clair*voyants! Non! monsieur Guizot, nous n’en sommes paiencore venus à vous aimer; mais nous n’avons pas nonplus cessé de vous vénérer! Malgré tout notre penchantpour l’agile et brillant rival, nous avons toujours suapprécier le lourd et morne Guizot; il y a en cet hommequelque chose de sûr, de solide, de profond, et je croisque les intérêts de l’humanité lui tiennent au cœur.
Pour Napoléon, il n’en est plus question dans ce mo-ment; personne ici ne pense plus à ses cendres, et voilàjustement ce qui est très-grave; car l’enthousiasme qui,par le verbiage continuel, avait fini par passer à l’étatde tiédeur très-modeste, s’enflammera de nouveau vio-lemment dans cinq mois, quand arrivera le convoi im-périal. Il est à craindre que les étincelles qui jaillirontde ce cercueil fatal ne causent alors de dangereux em-brasements. Tout dépend de l’état de l’atmosphère.Peut-être, si le temps d’hiver nous vient de bonneheure et qu’il tombe beaucoup de neige, le grand mortsera assez froidement enterré.