LUTECE.
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monde, comme tous ceux qui embarrassaient dans sonchemin le fameux jettatore Meyerbeer ! Où est Weber?où est Bellini? Hum ! hum!»
Cehum'.hnm! fut si comique, malgré toute l’inso-lente méchanceté et l’infâme calomnie qu’il renfermait,que je ne pus m’empêcher de rire, en faisant observer àSpontini : « Mais vous, maestro , vous n’êtes pas encoreécarté de son chemin, ni Donizetti non plus, ni Men-delsohn , ni Rossini, ni Halévy. » — « Hum ! hum !reprit-il, hum! hum! Halévy ne gêne pas son confrère,et ce dernier le paierait même pour qu’il existât seule-ment, comme rival apparent et peu dangereux; quant àRossini, Meyerbeer sait par ses espions qu’il ne composeplus une seule note ; aussi l’estomac de Rossini a-t-ilassez souffert déjà, et il ne touche plus à aucun piano,pour ne point exciter les soupçons de Meyerbeer. Hum !hum ! Mais, Dieu merci ! nos corps seuls peuvent êtretués, et non pas les œuvres de notre esprit; celles-cifleuriront éternellement belles et fraîches, tandis qu’avecla mort de ce Cartouche de la musique son immortalitéprendra fin également, et ses opéras le suivront dans lemuet empire de l’oubli ! »
J’eus peine à contenir mon indignation, en entendantle dédain impertinent avec lequel l’envieux Ralien par-lait de notre grand et célèbre maestro, l’orgueil de l’Oc-cident et de l’Orient, et qui est certainement à consi-dérer et à admirer comme le vrai créateur de Robert leViable et des Huguenots! Non, des opéras aussi magni-