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ŒUVRES DE HENRI IIE1NE.
catholiques romains dans l’Orient, tandis qu’en réalitéune levée de boucliers de la part de ces misérableschrétiens latins ne troublerait pas le sommeil d’un chiensur un cimetière musulman. Ils sont aussi faibles queméprisés. Peut-être M. Thiers s’imagine-t-il que laFrance, la patronne de ces Latins depuis le temps descroisades, pourra un jour par eux gagner la suprématieen Orient. Quant au véritable état des choses, il fautconvenir que les Anglais en sont bien mieux informés;ils savent que cette pitoyable arrière-garde du moyenâge est de plusieurs siècles en retard sous le rapport dela civilisation, ils savent que ces Latins sont encorebeaucoup plus déchus que leurs maîtres, les Turcs, etque ce seront plutôt les adhérents du symbole grec qui,à la chute de l’empire ottoman, et même plus tôt, pour-ront faire valoir leur importance. Le chef de ces chré-tiens grecs n’est pas ce pauvre sire qui porte le titre depatriarche de Constantinople, et dont naguère un pré-décesseur dans cette ville a été pendu ignominieuse-ment entre deux chiens.—Non, leur chef est le tout-puissant czar de Russie, autocrate sacré, empereur etpape de tous les croyants de l'église grecque, ortho-doxe et archi-sainte ; — il est leur Messie armé qui doitles délivrer du joug des infidèles, et qui un jour, ils1 espèrent, arborera leur drapeau victorieux sur les toursde la grande mosquée de Byzance. — Oui, c’est là leurfoi politique et religieuse, ils rêvent le règne universelde l’orthodoxie gréco-russe, règne qui du Bosphore doit