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s’étendre sur l’Europe, l’Asie et l’Afrique.—Et ce qu’ily a de plus terrible, c’est que ce rêve n’est pas une bullede savon qu’un coup d’air fait évanouir ; non, il contientune possibilité dont l’idée nous pétrifie comme le regardde la Méduse !
La boutade de Napoléon dans l’île de Sainte-Hélène,affirmant que le monde appartiendra, dans un avenirtrès-prochain, ou aux républicains, ou aux Cosaques,est une prophétie bien décourageante. Quelle perspec-tive ! Dans le cas le plus favorable devenir des Cinein-natus, et mourir d’un ennui américain ! Pauvres petits-neveux !
J’ai mentionné tout à l’heure que les Anglais sontbien mieux que les Français au courant de toutes lesaffaires orientales. Plus que jamais le Levant fourmilled’agents britanniques qui prennent des renseignementssur chaque Bédouin, et même sur chaque chameau quitraverse le désert. Combien de sequins Méhémet-Aliporte dans sa poche, combien d’intestins ce vice-roid’Égypte possède dans son ventre, on le sait exac-tement dans les bureaux de Downing-Slreet. Là onn’ajoute pas foi aux légendes miraculeuses de quelquepieux visionnaire; là on ne croit qu’aux faits et auxchiffres. Mais non-seulement dans l’Orient, aussi dansl’Occident, l’Angleterre entretient les agents les plussûrs, et au nombre de ces personnes il s’en trouvequi, outre leur mission secrète, remplissent les fonc-tions de correspondant pour des feuilles aristocratiques
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