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cosmogonique sur la pureté et l’impureté matériellesdans le monde animal, révélation constituant pour ainsidire une morale physique, et que saint Paul, en la reje-tant comme une fable, n’avait nullement comprise.— Non, les descendants d’Israël, de ce peuple deprêtres pur et élu, ne mangent pas de viande de porc,ni de vieux franciscains non plus, et ils ne boivent pasde sang, pas plus qu’ils ne boivent leur propre urine ,comme faisait sainte Élisabeth, la cousine de M. lecomte de Montalembert.
Ce que la sanglante question de Damas a mis au jourde plus affligeant, c’est cette ignorance des affairesorientales que nous remarquons chez le président actueldu conseil des ministres, ignorance brillante qui pour-rait un jour lui faire commettre les méprises les plusgraves, lorsque ce ne sera plus cette petite questionsanglante de Syrie, mais bien la grande question san-glante du monde, cette question fatale et inévitableque nous appelons la question d’Orient, qu’il s’agira derésoudre ou d’en préparer la solution. Le raisonnementde M. Thiers est ordinairement juste, mais ses pré-misses sont souvent fausses, tout à fait erronées, toutà fait prises au hasard. Quant aux affaires d’Orient, sesidées sont de vraies chimères écloses sous le soleil brû-lant des couvents fanatiques du Liban, ou dans d’autresbouges de la superstition. C’est le parti ultramontainqui lui fournit ses émissaires, et ceux-ci lui rapportentdes choses merveilleuses sur la grande puissance des