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Lutèce : lettres sur la vie politique, artistique et sociale de la France
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linspiration nécessaire lui manqua pour les dithyrambesofferts, et Corinne se mit à improviser ces tiradesque la Gazette de France a répétées ccs jours-ci avectant de satisfaction. Nous navons pas le cœur de par-ler de ce pauvre Benjamin Constant, dont la Gazettea réimprimé également-les blasphèmes quil avait vomiscontre lempereur. Ces personnages ne sont plus, cestassez. Madame de Staël est morte, Benjamin Constan.est mort, et Chateaubriand est pour ainsi dire mortaussi; du moins, comme il nous lassure depuis desannées, il soccupe exclusivement de son enterrement.Ses « Mémoires dOutre-Tombe, » quil publie par mor-ceaux , ne sont pas autre chose que des funérailles quilse fait à lui-même avant son trépas définitif, comme fitjadis lempereur Charles-Quint.

Mais ce ne sont pas seulement les extraits danciensauteurs qui ont provoqué la mauvaise humeur dunbonapartiste incurable comme moi, je fus impres-sionné tout aussi désagréablement par le discours queM. de Lamartine prononça, dans la chambre des dépu-tés, sur, ou plutôt contre Napoléon, quoique ce dis-cours ne contienne que des choses vraies ; mais lesarrière-pensées de lorateur sont déloyales, et il a ditla vérité dans lintérêt du mensonge. Il est vrai, il estmille fois vrai, que Napoléon a été un ennemi de laliberté, un despote, légoïsme couronné, et que sa glo-rification offre un mauvais et dangereux exemple ; il estvrai quil a manqué des vertus civiques dun Bailly,

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