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ŒUVRES DF. HENRI HEINE.
d’un Lafayelte, et qu’il a foulé aux pieds les lois etmême les législateurs, dont nous voyons encore au-jourd’hui quelques témoignages vivants à l’hospice po-litique appelé le palais du Luxembourg; mais ce n’estpoint pour ce Napoléon libcrticide, le héros mitrailleurde vendémiaire, le Jupiter Tonnant de l’ambition, qu’onvous demande de décréter les obsèques et les arcs detriomphe les plus magnifiques ! non , c’est l’homme quireprésenta la jeune France vis-à-vis de la vieille Europequ’il s’agit de glorifier : car c’est le peuple français quivainquit et qui fut humilié et outragé en sa personne,et qui en sa personne s’honore, se célèbre et se réhabi-lite lui-même. — Voilà ce que sent tout cœur vraimentfrançais, et c’est pourquoi on oublie tous les défauts dutrépassé pour lui rendre hommage quand même; et lachambre a commis une grande faute par sa mesqui-nerie intempestive. — Le discours de M. de Lamartinefut un chef-d’œuvre rempli de fleurs perfides, dont lesubtil venin a étourdi plus d’une tête débile; mais lemanque de droiture n’y est que faiblement couvert parles belles paroles. Le ministère a plutôt lieu de s’ap-plaudir que de s’attrister de ce que ses ennemis ont simaladroitement laissé entrevoir leurs sentiments anti-nationaux.