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mi cri d’horreur général. C’est lui qui a inoculé àl’Orient la superstition occidentale, en distribuant parmila populace de Damas un écrit dans lequel on imputeaux juifs le meurtre des chrétiens. Cet écrit imbu dehaine atroce, et que le comte Menton avait reçu missionde propager en Syrie, a été fabriqué par ses amis ultra-montains qui l’ont emprunté primitivement à la Biblio-theca prompla a Lucio Ferrario : dans ce misérablepamphlet, on affirme positivement que les Juifs ontbesoin du sang chrétien pour la célébration de leursfêtes pascales. Le noble comte s’est bien gardé de répé-ter la vieille tradition qui s’y rattache, et d’après laquelleles Juifs, dans le même but, volent aussi des hostiesconsacrées et les piquent avec des épingles jusqu’à ceque le sang en découle, — forfait qui fut mis au jour,dans le moyen âge, non-seulement par des affirmationsde témoins assermentés, mais encore par la circon-stance révélatrice qu’audessus de la maison juive, oùune de ces hosties dérobées avait été crucifiée, il serépandit une lueur éclatante et rouge comme du sang.Non, les incrédules, les mahométans, n’auraient ja-mais cru une chose semblable, et le comte Ratti-Men-ton, dans l’intérêt de sa mission, se vit forcé d’avoirrecours à des histoires moins miraculeuses. Je dis dansl’intérêt de sa mission, et je livre ces mots aux interpré-tations les plus étendues. Monsieur le comte n’est àDamas que depuis peu de tejnpsj il y a six mois, on levit ici à Paris, ce centre actif de toutes les associations