progressives, mais aussi de toutes les confréries rétro-grades. — Le ministre des affaires étrangères, M. Thiers,qui chercha dernièrement à se poser en fds de la révo-lution, montre à l’occasion des événements de Damasune tiédeur singulière. D’après le Moniteur d’aujour-d’hui, un vice-consul est déjà parti pour Damas, afind’examiner la conduite du consul français de cette ville.Un vice-consul ! Probablement quelque élève d’un con-sulat, inférieur et voisin, une personne sans nom etn’offrant aucune garantie d’indépendance et d’impar-tialité.
Vit
Paris, 20 mai t8W.
M. Thiers a gagné de nouveaux lauriers par la clartéconvaincante avec laquelle il a traité dans la chambreles sujets les plus arides et les plus embrouillés. Lasituation compliquée de la Banque nous a été exposéedans son discours de la manière la plus nette, de mêmeque les affaires algériennes et la question des sucres.Cet homme connaît tout; nous devons regretter qu’iln’ait pas étudié la philosophie allemande : il sauraitl’expliquer également. Mais qui sait 1 si les événementsle poussent, et qu’il soit contraint de s’occuper aussi del’Allemagne, il parlera sur Hégel et Schelling d’unefaçon aussi instructive que sur la canne à sucre et labetterave.