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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
l’art. George Sand avait investi d’une dignité plus mon*daine auprès de sa personne notre bien-aimé ami Fré-déric Chopin. Ce grand compositeur et pianiste futpendant quinze ans son cavalière servente le plus féalet le plus chevaleresque; quelque temps avant samort, il fut remercié pour des raisons qui me sont incon-nues.
Je ne sais comment mon ami Henri Laubé a pu unjour, dans la Gazette d'Augsbourg, m’attribuer uneexpression qui semblait dire que, lors de son séjour àParis, l’incomparable Franz Liszt avait été l’amant deGeorge Sand. L’erreur de Laubé est venue sans douted’une association d’idées : il aura confondu les nomsde deux pianistes également célèbres. En rectifiantcette erreur, je m’empresse de rendre un service plussérieux à la bonne réputation, ou plutôt à la réputationde bon goût de notre célèbre contemporaine , en don-nant à mes compatriotes de Vienne et de Prague l’as-surance formelle qu’ils ont été dupes d’une calomniedes plus stupides, en croyant sur parole un des plusmisérables compositeurs de romances de là-bas, uncertain insecte rampant et sans nom , qui s’est vantéd’avoir entretenu avec George Sand une liaison intime.Les femmes ont à la vérité toutes sortes d’étrangesappétits, et il s’en trouve même qui mangent des arai-gnées; mais je n ai jamais rencontré une femme quiait avalé des punaises. Non, Lélia n’a jamais eu de goûtpour un pareil insecte, et elle ne l’a toléré quelquefois