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Lutèce : lettres sur la vie politique, artistique et sociale de la France
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LU TEC K.

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ternes, du moins ils ne sont pas brillants : leur feu sestpeut-être éteint par des larmes fréquentes, ou peut-êtrea-t-il passé dans ses ouvrages, qui ont répandu leursflammes brûlantes par tout lunivers et embrasé tantde têtes de femmes : on les accuse davoir causé deterribles incendies. Lauteur de Lèlia a des yeux douxet tranquilles, qui ne rappellent ni Sodome, ni Go-morrhe. Elle na pas un nez aquilin et émancipé, ni unspirituel petit nez camus; son nez est simplement unnez droit et ordinaire. Autour de sa bouche se jouehabituellement un sourire plein de bonhomie, mais quinest pas très-attrayant ; sa lèvre inférieure, quelquepeu pendante, semble révéler la fatigue des sens. Sonmenton est charnu , mais de très-belle forme. Aussi sesépaules sont belles, et même magnifiques; pareille-ment ses bras et ses mains, qui sont extrêmement

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petites, ainsi que ses pieds. Quant aux charmes de sonsein, je laisse à dautres contemporains loutrecuidancede les décrire; javoue humblement nêtre pas compé-tent à cet égard. La conformation générale de soncorps a dailleurs lair dêtre un peu trop grosse, ou dumoins trop courte. Seulement la tête porte le cachetde lidéal, elle rappelle les plus nobles restes de lartantique, et, sous ce rapport, un de nos amis a eu par-faitement raison de comparer la charmante femme à lastatue de marbre de la Vénus de Milo, qui se trouveplacée dans une des salles du rez-de-chaussée duLouvre. Oui, George Sand est belle comme la Vénus de