ŒUVRES PE HENRI HEINE.
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fameux par sa bravoure guerrière et sa nombreuse pro-géniture illégitime ; lui-même fut un des quatre centsbâtards qu’avait laissés le prince électeur Auguste leFort, roi de Pologne. La mère de Maurice de Saxe futAurore de Kœnigsmark; et Aurore Dudevant, qui avaitreçu le nom de son aïeule, donna également à son filsle nom de Maurice. Ce fils et une fille, appelée Solange,et mariée au sculpteur Clésinger, sont les deux seulsenfants de George Sand. Elle fut toujours une excel-lente mère, et souvent j’ai eu l’honneur d’assister, pen-dant des heures entières, aux leçons de langue françaisequ’elle donnait à ses enfants. Ce qui est à regretter,c’est que toute l’Académie française n’ait pas assisté àces leçons, car elle aurait pu certainement en profiterbeaucoup.
George Sand, le plus grand écrivain de France, esten même temps une femme d’une beauté remarquable.Comme le génie qui se montre dans ses œuvres, son vi-sage peut être nommé plutôt beau qu’intéressant; l’inté-ressant est toujoursune déviation gracieuse ou spirituelledu véritable type du beau, et la figure de George Sandporte justement le caractère d’une régularité grecque.La coupe de ses traits n’est cependant pas tout à faitd’une sévérité antique, mais adoucie par la sentimenta-lité moderne, qui se répand sur eux comme un voiiede tristesse. Son front n’est pas haut, et sa riche che-velure du plus beau châtain tombe des deux côtés de latête jusque sur ses épaules. Ses yeux sont un peu