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qui exploitent le théâtre, il en est de même à Pans, etle mal y est plus grand que chez nous, parce qu’icitoute cette misère est centralisée. Et avec cela les pe-tites gens sont ici très-actifs, très-habiles, et tout à faitinfatigables dans leur combat contre les grands, et toutparticulièrement dans leur combat contre le génie quivit toujours isolé, qui est même quelque peu gauche, etqui de plus, soit dit entre nous, s’abandonne un peutrop à sa rêverie paresseuse.
Eh bien, quel accueil a trouvé le drame de GeorgeSand, le plus grand écrivain que la France ait produitdepuis la révolution de Juillet, ce génie audacieux etsolitaire qui a été apprécié et célébré aussi chez nousen Allemagne? Fut-ce un accueil définitivement mau-vais ou douteusement bon ? Pour l’avouer avec sincérité,je ne saurais répondre à cette question. Le respectqu’on porte à ce grand nom a peut-être paralysé plusd’un mauvais dessein. Je m’attendais aux choses lesplus fâcheuses. Tous les antagonistes de l’auteur s’étaientdonné rendez-vous dans l’immense salle du Théâtre-Français, qui peut contenir plus de deux mille per-sonnes. L’administration avait mis environ cent qua-rante billets à la disposition de l’auteur pour les distribuerà ses amis; mais je crois que la plupart de ces billetsont été gaspillés par des caprices de femme, et que peuseulement sont tombés dans de bonnes mains, c’est-à-dire dans des mains applaudissantes. Quant à uneclaque organisée, il n’en a été rien du tout; le chef
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