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(EU VUES DE IIE NIH I1EINE.
à Nolrc-Dame-de-Lorrette se pressait en foule la dévo-tion élégante ; là, brillaient les toilettes les plus sainte-ment magnifiques ; là, le pieux dandy présentait auxbelles fidèles l’eau bénite de sa main revêtue de gantsblancs glacés; là, priaient les grâces les mieux hup-pées. Gela durera-t-il longtemps? Cette piété gagnantla vogue de la mode, ne sera-t-elle pas aussi soumiseau changement rapide de la mode? Ce rouge sur lesjoues de la religion, est-ce un signe de santé ou dephthisie? «Le bon Dieu reçoit aujourd’hui beaucoup devisites», dis-je dimanche dernier à un de mes amis, envoyant le grand concours de monde qui se dirigeait versles églises. — « Ce sont des visites d’adieu », réponditl’incrédule.
Les dents de dragon que sèment les républicains etles légitimistes nous sont connues maintenant, et nousne serons pas surpris de les voir un jour éclore et sur-gir du sol en combattants armés, et s’égorger les unsles autres, ou bien fraterniser ensemble. Oui, cettedernière chose est possible ; n’y a-t-il pas ici un prêtreeffroyable qui, par ses sanguinaires paroles de croyant,espère consacrer l’alliance des hommes du bûcher etdes hommes de la guillotine?
Dans l’intervalle, tous les yeux sont dirigés vers lespectacle qui, à la surface de la France, est exécuté pardes acteurs plus ou moins superficiels. Je parle de lachambre et du ministère. La tendance de la première,ainsi que la conservation de ce dernier, est certaine-