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l’on travaille les métaux, et où, pendant leurs chants,ces figures d’hommes demi-nus et sombres battent lamesure avec leurs grands marteaux de fer sur l’enclumecyclopéenne. Un tel accompagnement est du plus grandeffet; de même que l'illumination de ces étranges sallesde concert, quand les étincelles en furie jaillissent dela fournaise. Rien que passion et flamme, flamme etpassion !
Comme un fruit de cette semence, la république me-nace de sortir tôt ou tard du sol français. Nous devons,en effet, concevoir cette crainte ; mais nous sommes enmême temps convaincus que le règne républicain nepourra jamais être de longue durée en France, cettepatrie de la coquetterie et de la vanité. Même en sup-posant que le caractère national des Français soit com-patible avec le républicanisme, nous n’en sommes pasmoins en droit d’affirmer que la république, telle quenos radicaux la rêvent, ne pourra pas se maintenirlongtemps. Dans le principe de vie même d’une tel erépublique se trouve déjà le germe de sa mort préma-turée; elle est condamnée à mourir dans sa fleur. Quelleque soit la constitution d’un État, il ne se maintient pasuniquement par l’esprit national et le patriotisme de lamasse du peuple, comme on le croit d’ordinaire, maisil se maintient surtout par la puissance intellectuelledes grandes individualités qui le dirigent. Or, noussavons que, dans une république de l’espèce désignée,règne un esprit d’égalité extrêmement jaloux, qui re-