rUTECtf.
20
H
■ it\x
Ne.
Niits. Q n ' e
1 «N h fa
^ ‘WOOtÜBt** rtjiw net iliateêtiiehipr.• le nom de «fEo.et qo wiiMi
Nipoift*,**ie M®,rthâoa, Vfsqilnk, lutterai»;H les njDCtB.f» 1itepas»'-U pu i*
a ls ites.Hf*
rî SBk«^
tin fen d’artifice en paroles. Et pourtant il comprendmieux les intérêts matériels que les besoins moraux etintellectuels de l’humanité ; il ne connaît pas le dernieranneau par lequel les choses terrestres se rattachent auciel : il n’a pas le génie des grandes institutions sociales.
IY
Paris, le 30 avril 1840.
« Raconte-moi ce que tu as semé aujourd’hui, et jete prédirai ce que tu récolteras demain! » Je pensaisces jours-ci à ce proverbe du brave Sancho Pança, envisitant quelques ateliers du faubourg Saint-Marceau,et en voyant quels livres on répand parmi les ouvriers,cette partie la plus vigoureuse de la basse classe. J’ytrouvai plusieurs nouvelles éditions des discours deRobespierre et des pamphlets de Marat, dans des livrai-sons à deux sous, l’histoire de la révolution par Gabet,le libelle envenimé de Cormenin, la doctrine et la con-juration de BaLœuf par Buonarolti, etc., écrits quiavaient comme une odeur de sang; — et j’entendischanter des chansons qui semblaient avoir été compo-sées dans l’enfer, et dont les refrains témoignaientd’une fureur, d’une exaspération qui faisaient frémir.Non, dans notre sphère délicate, on ne peut se faireaucune idée du ton démoniaque qui domine dans cescouplets horribles; il faut les avoir entendus de sespropres oreilles, surtout dans ces immenses usines où
2 .
À