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dynastique aussi bien que ces conservateurs qui, parpassion personnelle, à l’occasion de la question dedotation, se rendirent coupables des méprises les plusridicules.
Le rejet de la dotation, et surtout le silence dédai-gneux avec lequel on la rejeta, ne furent pas seulementune offense pour la royauté, mais aussi une injustefolie; —car, en arrachant peu à peu à la couronnetoute puissance réelle, il fallait au moins la dédommagerpar une magnificence extérieure, et rehausser plutôtque rabaisser sa considération morale aux yeux dupeuple. Quelle inconséquence ! Vous voulez avoir unmonarque, et vous lésinez sur les frais de l’hermine etdes joyaux ! Vous reculez d’effroi devant la république,et vous insultez publiquement votre roi, comme vousl’avez fait dans la question de dotation ! Et certes, ilsne veulent pas la république, ces nobles chevaliers dol’argent, ces barons de l’industrie, ces élus de la pro-priété, ces enthousiastes de la possession paisible, quiforment la majorité du parlement français. Ils ont en-core plus horreur de la république que le roi lui-même,ils tremblent devant elle encore plus que Louis-Philippequi s’y est déjà habitué dans sa jeunesse, lorsqu’il étaitun petit jacobin.
Le ministère de M. Thiers se maintiendra-t-il long-temps ? Voilà la question. Ce! homme joue un rôledont la seule pensée fait frémir. Il dispose à la fois des
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