24 OUVRES DE HENRI HEINE. |
du nom de désirs usurpateurs ; c’est de son côté tou-jours que vint l’attaque, à chaque occasion elle cher-chait à amoindrir les droits de la couronne, à en minerles intérêts, et le roi n’excerçait qu’une légitime défense.
Par exemple la charte a revêtu le roi de la prérogative ,de choisir ses ministres, et maintenant ce droit n’estplus qu’une vaine apparence , une formule ironique etoffensante pour la royauté, car en réalité c’est lachambre qui élit et congédie les ministres. Aussi, ce quiest très-caracteristique, c’est que depuis quelque tempsle gouvernement de l’État de France n’est plus appelé |un gouvernement constitutionnel, mais un gouverne- !
ment parlementaire. Le ministère du premier marsreçut ce nom dès son baptême, et le fait autant que laparole proclamèrent et sanctionnèrent publiquement i
une spoliation des droits de la couronne en faveur dela chambre. ''
Thiers est le représentant de la chambre, il est le '■ministre élu par elle, et en cette qualité il ne pourra jjamais agréer complètement au roi. La disgrâce royale !n’atteint donc pas la personne du ministre , comme je jl’ai déjà dit, mais le principe qui s’est fait valoir dans j
son élection. — Nous croyons que la chambre ne pour- i
suivra pas plus loin la victoire de ce principe ; car c’estau fond ce même principe d’élection d’où résultecomme dernière conséquence la république. Où ellesmènent, ces batailles parlementaires gagnées, c’est cedont s’aperçoivent maintenant les héros de l’opposition