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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
point d’accepter des mains impies des rebelles la cou-ronne avec les joyaux qui y appartiennent.—J’étaisune âme candide et inexpérimentée, j’avais reçu unsmauvaise éducation dès mon enfance où M m<! de Genlisme fît épeler les paroles de la déclaration des droits del’homme; —chez lesjacobin.s, qui me confièrent le posted’honneur de portier, je n’ai pu non plus apprendregrand’chose de bon;— je fus séduit par la mauvaisecompagnie, surtout par le marquis de Lafayette, quivoulait faire de moi la meilleure des républiques; —mais je me suis amendé depuis, je déplore maintenantles erreurs de ma jeunesse, et je vous prie, pardonnez-moi pour l’amour de Dieu et par charité chrétienne,— et accordez-moi la paix ! » — Non, ce n’est pas ainsique Louis-Philippe s’est exprimé, car il est fier, noble etprudent; mais ce fut là pourtant, en résumé, le sens deses longues et verbeuses épîtres.
J’ai vu dernièrement un autographe du roi, et je fusfrappé de sa curieuse écriture.
Comme on appelle certains caractères de lettrespattes de mouche, on pourrait nommer ceux de l’écri-ture de Louis-Philippe jambes d’araignée; car ils res-semblent aux jambes ridiculement minces et longues decertaines araignées tapies dans les crevasses des murs,et qu’on nomme chez nous âmes de tailleurs. Ceslettres hautes, élancées, et en même temps très-maigres,font une impression fantastique et bizarre.
Même dans l’entourage le plus immédiat du roi, on