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toire daguerréotypé, dans lequel chaque jour s’est peintlui-même ; et par l’arrangement de ces portraits quoti-diens , l’esprit ordonnateur de l’artiste a donné au pu-blic une œuvre, où les objets représentés constatentauthentiquement leur fidélité par eux-mêmes. Mon >
livre est donc un produit de la nature et de l’art à lafois, et tandis qu’il suffit peut-être pour le moment auxbesoins populaires du lecteur contemporain, il pourraen tout cas servir un jour aux historiographes commeune source historique, qui porte en elle-même la garan-tie de son authenticité. Je réclame pour mon ouvragece mérite incontestable, afin que le cher lecteurd’outre-Rhin soit d’autant plus indulgent pour ses dé-fauts, qui sont les mêmes qu’on m’a déjà assez souvent )
reprochés. Je parle de cet esprit frivole ou esprit fran-çais, dont tous mes livres sont entachés, et qu’ontrouve également, et à un plus haut degré encore,chez l’auteur des « Lettres d’un Trépassé. » ,
Mais où est en ce moment le « Trépassé » très-chériet très-vénéré? Où lui adresserai-je mon livre? Oùséjourne-t-il, ou plutôt, où galope-t-il, où trotte-t-il àcette heure, lui, l’Anacharsis romantique, le plusfashionable de tous les originaux, un Diogène à cheval,suivi d’un groom élégant, qui lui porte la lanterne avec *
laquelle il cherche un homme. — Le cherche-t-il dansles sables du Sahara ou dans ceux de Brandebourg ?
Ou bien chevauche-t-il maintenant sur la bosse d’unchameau, à travers le désert de l’Arabie, où il a donné
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