EP1TUE dédicatoire.
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leurs flancs, et qui s’avançaient sombres à faire frémir.J’ai fait des rapports fréquents et précis sur les légionssinistres, sur ces titans troglodytes qui étaient auxaguets dans les couches infimes de la société, et j’ailaissé entrevoir qu’ils surgiraient de leur obscurité,quand leur jour serait venu. Ces êtres ténébreux, cesmonstres sans nom , auxquels appartient l’avenir,n’étaient alors regardés généralement qu’à travers legros bout de la lorgnette ; et envisagés ainsi, ils avaientréellement l’air de pucerons en démence. Mais je lesai montrés dans leur grandeur naturelle, sous leur vraijour, et vus de la sorte, ils ressemblaient plutôt auxcrocodiles les plus formidables, aux dragons les plusgigantesques qui soient jamais sortis de la fange desabîmes.
Pour égayer la monotonie des correspondances poli-tiques, je les ai entremêlées de descriptions puiséesdans le domaine des arts et des sciences, dans les sallesde danse de la bonne et de la mauvaise société ; et siparmi de telles arabesques j’ai tracé parfois des carica-tures de virtuose par trop bouffonnes, je ne l’ai pas faitpour causer un crève-cœur à tel ou tel honnête kipoteurde piano-forté ou râcleur de violoncelle, oublié d’ail-leurs depuis assez longtemps, mais seulement pour*!fournir le tableau de l’époque jusque dans les moindresnuances. Un daguerréotype consciencieux doit repro-duire la plus humble mouche, aussi bien que le plus fiercoursier. Or, mes lettres lutéciennes sont un livre d'bis-
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