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2 ÈPITRE DÉDICATOIRE.
la remarque profonde que ces deux personnages n’ontdonc pas été étrangers l’un à l’autre, qu’ils se sont aumoins une fois rapprochés et trouvés réunis à la mêmeplace, qu’ils se sont’rencontrés dans l’espace et letemps, eux qui se convenaient si bien, et dont l’espritétait de la même trempe. — Et puis on fait sur eux desobservations, des jugements, des gloses que nous devi-nons facilement, mais dont nous ne voulons pas nousrendre un compte exact, et que, dans tous les cas, nousnous garderons bien de rapporter ici.
En vous dédiant ce livre, mon prince et illustre con-temporain, et en inscrivant de la sorte pour ainsi direnos deux noms sur sa façade, je ne fais qu’obéir à unfolâtre caprice de mon esprit, et si je suis guidé parquelque motif déterminé, c’est tout au plus que je veuximiter cette coutume des voyageurs dont je viens deparler. — Oui, nous étions tous les deux des voyageurssur ce globe, c’était là notre spécialité terrestre, et ceuxqui viendront après nous et verront dans ce livre lacouronne dont j’ai entouré nos deux noms, gagnerontdu moins par là une date authentique de notre ren-contre temporelle. Qu’ils glosent ensuite, autant quecela leur fera plaisir, sur le degré de parenté spirituelleet d’affinité élective qui existait entre l'auteur des« Lettres d’un Trépassé » et celui du livre de « Lu-tèce. » —
Le maître auquel je dédie ce livre entend le métier,il en connaît toutes les ruses, comme il connaît aussi
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