XIV
PRÉFACE.
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trouvera les premiers sur son chemin, leur donnera le coup degrâce ; et certainement ce no sera pas par un coup de massue,non, c’est par un simple coup de pied que le géant les écraseraainsi qu’on écrase un crapaud. Ce sera son début. Par hainecontre les partisans du nationalisme, je pourrais presque meprendre d’amour pour les communistes. Au moins, ce ne sontpas des hypocrites ayant toujours sur les lèvres la religion etle christianisme ; les communistes, il est vrai, n’ont pas dereligion (aucun homme n’est parfait), les communistes sontmême athées (ce qui est assurément un grand péché), maiscomme dogme principal ils professent le cosmopolitisme leplus absolu , un amour universel pour tous les peuples , uneconfraternité égalitaire entre tous les hommes, citoyens libresde ce globe. Ce dogme fondamental est le même qu’a prêchéadis l’Évangile, de sorte qu’en esprit et eh vérité les com-munistes sont bien plus chrétiens que nos soi-disant pa-triotes germaniques, ces champions bornés d’une nationalitéexclusive.
Je parie trop, en tout cas plus que ne me permettent laprudence et le mal de gorge dont je suis affecté dans ce mo-"ment. Aussi n’ajouterai-je plus que deux mots pour terminer.Je pense avoir donné des indications suffisantes sur les cir-constances défavorables dans lesquelles j’écrivis les lettres dela Lutêce. Outre les difficultés locales, j’avais aussi, comme jel’ai dit, à combattre des obstacles temporaires. Quant à cesobstacles que mo suscitait le temps où j’écrivis ces lettres, unlecteur intelligent pourra s’en faire facilement une idée ; il n’aqu’à regarder la date de mes correspondances, et à se rap-peler qu’à cette époque c’était justement le parti national ousoi-disant patriotique qui prédominait en Allemagne. La révo-lution de Juillet l’avait poussé un peu vers le fond de la scène
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