PREFACE.
IV
politique, mais les fanfares belliqueuses do la presse françaisede 1840 fournirent à ces gallophobcs la meilleure occasion dese mettre de nouveau en avant ; ils chantèrent alors la chan-son du Rhin libre. A l’époque de la révolution de Février, cesbraillements furent étouffés sous des cris plus raisonnables,mais ceux-ci durent bientôt après se taire à leur tour lorsquearriva la grande réaction européenne. Aujourd’hui les natio-nalistes et toute la mauvaise queue de 1815 prédominentencore une fois en Allemagne, et ils hurlent avec la permissionde monsieur le maire et des autres hautes autorités du pays.Hurlez toujours ! le jour viendra où le fatal coup de pied vousécrasera. Dans cette conviction, je puis sans inquiétude quitterce monde.
Et maintenant, cher lecteur, je t’ai autant que possible misen état de juger l’unité de pensée et le véritable esprit de celivre, que je présente avec confiance à tous les hommes debonne foi.
Henri HEINE.
Paris, le 30 mars 18S3.