des Finances de la France. 4 6$
d’une feule connoilfance inltruclive, quitombant dans une terre fertile , y feroit ger-mer des fruits long-tems falutaires ! Tousles calculs perfonnels font pleins d’erreurs,& le teins tôt ou tard, détrompe des illulîonsles plus féduifantes ; l’homme troïtve la peineoù il ne fe propofoit que des fatisfaétions ,la laffitude où il fe promettait des jouiffanceshabituelles, les dégoûts où il n’attend oit quede la gloire ; il voit les fantômes de fon ima-gination briller & difparoître en un moment;Pefpérance elt déçue par la réalité , la vanitépariés triomphes, l’ambition parfes propresfuccès ; & pour fufïïre à l’elpace de la vie,on a befoin d’un renouvellement continuel
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de goûts, de fouhaits, & de voloi • : ; s. Ilfaut donc, au milieu de cette fcene mou-vante , s’appuyer fur quelque principe ; &le feul qui s’applique à tous les événements,le feul qui puiffe guider l’intérêt perfonneien les incertitudes, le feul qui puihè réfûterà fes agitations, c’eft un fentiment profondde fes devoirs, c’eft une noble idée de l’or-dre & de la vertu ; il faut tenir à cette grande