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464 De l’Administration
chaîne qui unit l’homme à la fociété , fonefprit à la connoilfance du bien public, ioname à tous les hauts fentiments, & fa foibieexiftence à la plus fublime des penfées : c’eitalors qu’on devient fùr de foi-méme ; c’eltalors feulement, qu’on croit avoir jeté l’an-cre, & qu’au milieu des Ululions du monde,on acquiert de la fiabilité dans fes opinions :alors, fur-tout, on fe fent preile d’appliquerfes facultés aux objets qui en étendent l’ufa-ge , & qui lemblent nous aggrandir à nospropres yeux; alors aulli, l’on connoit lesvrais encouragements & les touchantes con-folations ; & quand la fin des vanités s’avan-ce , & quand l’âge arrive où l’on voit déjàparoitre les premières ombres de l’inévitablenuit, on fe trouve moins étranger à cet obf-cur avenir, on s’en approche avec plus decalme, & l’on ne joint pas.du moins, auxpeines d’une ame fenfible, le regret du temsqu’on a perdu , des monter ts qu’on a diili-pés, & des forces qu’on a r. gligées.
FIN.