des .Finances de la France. 45-7
dans ce qu’on n’ofe faire , quelquefois dansPobfervation exacte des bons principes, &plus fouvent dans leur adoption partielle ;quelquefois dans un amour fincere de l’or-dre & de la vertu, & quelquefois auffi dansune politique affectation de ce fentiment :les efprits, les carafteres , prennent diverfesformes ; mais tout fe reffent par degrés ,d’une impulfion que le public partage. C’eftdonc fa langueur & fon ignorance qu’il fautfur - tout redouter ; c’eft une nonchalancegénérale qui détache des penfées grandes
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ou utiles, & qui laiffant un libre cours auxerreurs de ceux qui gouvernent , femblelivrer le monde à fa propre deftinée. Hélas !faut-il le dire ? le tems preffe peut-être pourentretenir les hommes du bien public ; letems preffe peut-être pour fixer leur atten-tion fur les différents rapports qui les unif-fent ; chaque jour on s’ifole davantage ,chaque jour quelque lien fe relâche , &chaque jour auffi, l’efprit d’indifférence faitun nouveau progrès; bn eft encore ralliépar les vieux noms d’honneur & de patrie ;