4f6 De l’Administhatioh
des finances fe jouer des idées de leurs pré»déceffeurs, comme fi l’autorité du Souve-rain ne les avoit pas conlacrées ; & j’ai vule plus petit amour-propre , l’emporter àchaque' inftant, fur les vues générales d’or-dre & de perfection. Il faut donc un foutieucontre cette vacillation continuelle, il fautcomme un arrêt à cette adminiftration fanstenue ; & ce fervice important, on ne peutl’attendre que de la progreffion des lumiè-res , & de la force réfiftante de l’opinionpublique. Sans doute l’inftruflion qui doitfervir de guide à cette opinion, ne s’étend& ne s’affermit que par des degrés infenfi-bles ; mais ces digues puiffantes, capablesaujourd’hui d’oppofer un frein aux efforts dela mer, ce font des grains de fable accumulés& refferrés par le tems qui les ont élevées.
Les enfeignements, les grands exemples,n’ont pas toujours des effets rapides , &l’impreffion n’en eft pas univerfelle; maisles hommes clair-voyants en diftinguent latrace, tantôt dans ce qu’on fait, & tantôt