bes Finances de la France. 4? y
papiers, que le teins couvre de fa pouffiere,après qu’un commis en a tiré quelques lam-.beaux ( felon fon intelligence ou fon loifir ?D’ailleurs, s’il eft important de multiplier lesmoyens d’inftruction pour tous ceux qui de-vront participer un jour au Gouvernement,il n’eft pas moins t eflfentiel d’éclairer le tribu-nal devant lequel ils feront appellés à com-paraître, & ce tribunal eft celui de l’opinionpublique. Qu’on n’en doute point, ce fontles lumières générales qui deviennent tôt outard le principe agiflant du bien de l’Etat ;& il n’y aura jamais de fauve-garde puiffantecontre les erreurs & les faux fyftêmes, tantque l’opinion publique fera foible en fes ju-gements , incertaine en fa fcience , & diftraitcdans fon attention. Ce font ces réflexions quim’ont animé , lorfque j’ai entrepris de dépo,fer ici quelques penfées : j’ai vu les meilleu-res inftitutions, n’avoir pour unique appui-que l’homme à qui la conception en étoitdue ; j’ai vu fes plans & fes travaux difpa-roître avec fa pcrfonne ; j’ai vu les miniftres
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