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propres yeux , le Monarque inquiet veutrapporter à l’Être fuprême fes fuccès & festriomphes; il croit fentir une main invifiblequi le repouiTe & qui femble rejetter fa re-connoiffance. Enfin , troublé par ces idées,il fait des efforts pour enfevelir dans lefommeil des moments qui l’importunent ;impatient que le jour du matin, l’appareilde fa Cour & la foule de fes ferviteurs,viennent diffiper fes angoiffes & le ramenerà fes illufions.
Ah ! que la vie d’un Roi bienfaifant pré-fente un autre tableau ! on croit paffer deces nuits d’orage & de tempête à ces jourspurs & fereins, où le calme de la natureanime, dans tous les êtres, le charme de
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l’exiftence & le fentiment du bonheur. UnRoi bienfaifant, trouve dans la difpofitionde fon ame , une fource continuelle de fen-fations douces, & dans les occupations defon efprit des objets confiants d’intérêt ;rien dans la nature , rien dans l’ordre dela fociété , ne lui eft indifférent, puifque