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3 (1784)
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434
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454 De lAdministration

quêtes & à mefure que les Souverainsviennent à bout détendre leurs poffeffions *le befoin du defpotifme le fait fentir davan-tage 5 & un jour, fon aétion même, ne pa-raîtra pas affez rapide pour lier enfembletant de parties. Alors, ce que les Princestrouveront de trop par-tout, ceft la penfée ;& peut-être , quambitieux dune gloire, fem-blable à celle des méchaniciens ou des ma-chiniltes, leur dernier voeu fera de découvrirun fecret, pour arrêter ou conduire dunfeul mouvement, toutes les volontés deleurs fujets. Quelle dégradation de la naturehumaine ! quel facrifice offert à lambitiondun feul! Ces idées, à la vérité, font moinsfenfibles, lorfque dans de femblables monar-chies, il y a, comme aujourdhui, plufieursSouverains doués dun efprit fupérieur, &qui fouvent combattus entre différents fen-timents , voudraient pouvoir concilier lef-for national qui leur plaît perfonnellementavec les principes militaires qui conviennentà leur politique ; mais les- hommes palfent,