des Finances de la France. 45 f
& avec eux quelquefois s’év-anouiflent, tousles adoucilfements qui tenoient à leur ca-ractère.
L’efprit des réflexions que j’ai faites juf-ques à préfent, n’eit pas applicable unique-ment aux peuples dont les intérêts font ré-glés par une feule volonté : je m’adreilè àvous également , grande nation, à qui lefentiment de la liberté prête toutes fes for-ces ; que cette énergie de votre ame, quecette abondance ou cette communauté delumières qui en réfulte, vous conduife auxfentiments d’humanité politique , qui s’unif-fent fi bien aux grandes penfées. Ne vouslailfez point dominer, ni par une ardeuraveugle de richelTes , ni par une orgueil-leufe confiance , ni par un fentiment perpt'-'tuel de jaloufie ; & puifque les flots de lamer vous aflfranchiflént du joug impérieuxdes armées difciplinées , fongez que vousdevez vos premiers foins à la confervationdu précieux Gouvernement dont, vous jouif-fez ; & craignez qu’on n’y devienne un joitr
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