4io De l’Administration
cette tin, peut fuffîre à la nation qui, attaquéeinjuftement, s’eit trouvée dans la néceffité derepoufîer la force parla force; mais celle quieut pu éviter l’inimitié des autres puifiancespar des procédés plus circonfpeds, & celleauffi qui auroit entrepris une guerre par unelpéculation politique ; de telles nations nefauroient méconnoître que l’évaluation desavantages dont l’aéte de conciliation les arendues maîtreflés, n’efl: pas le feul calcul di-gue de leur attention; elles ont encore àconfidérer quelle eut été leur fituation àl’époque de ce traité, fi la guerre n’eut pointinterrompu le cours de leurs profpérités. '
De femblables comparaifons euiïent étéfouvent utiles à tous les Etats de l’Europe, &l’Angleterre fur-tout, en eut tiré de grandesïnftructions ; mais n’étant point en état depréfenter un tableau fi général, je me bor-nerai aux réflexions qui peuvent s’appliquerà la France.
Suppofons une guerre où ce Royaumeeut été obligé d’aliéner jo à 60 millions