des Finances de la France!" 409
fage, valent mieux fouvent que l’objet au-quel on veut atteindre par des flottes & par.des armées.
Les nations, dans l’état fauvage, étoiententraînées par des pallions aveugles & déré-glées, & ces pallions fc font un peu calméespar l’effet de la civilifation ; mais la multitude& la confufion d’intérêts divers que les idéesd’argent, de commerce, de richeffes na-tionales , & d’équilibre de puifl'ance, ontintroduites, font devenues d’autres caufesd’inimitiés & de jaloufies ; & comme la fciencedes Gouvernements ne s’eft pas élevée enproportion des contrariétés qu’ils avoient àconcilier , & des difficultés qu’ils avoient àvaincre, l’humanité ne jouit encore qu’im-parfaitement de fon changement d’état.
Je voudrais offrir à la réflexion, uneconfidération dont j’ai toujours été forte-ment frappé : la plupart des Gouvernementsparodient contents, lorfqu’au bout d’uneguerre fanglante & difpendieufe ils ontfait un -traité de paix honorable ; fans doute